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Le service de radiothérapie du CHU Sud Réunion se modernise grâce à l’acquisition d’un nouveau scanner et au recours à l’Intelligence Artificielle, afin d’améliorer la prise en charge des patients. Le CHU de La Réunion est le seul établissement de l’île à s’être doté de ce matériel innovant et récent. Il y en a seulement 5 installés en métropole.

Porte d’entrée dans le traitement par radiothérapie des patients atteints de cancer, ce scanner nouvelle génération de simulation, le SOMATOM GO-SIM fabriqué par SIEMENS permet de repérer avec plus de précision la zone à traiter. Tous les patients qui nécessiteront un traitement par radiothérapie bénéficieront désormais de cette avancée technologique.

Le coût de l'équipement s'est élevé à 504 000 €, et 100 000 € de travaux ont été nécessaires pour le remplacement du scanner (travaux aménagement (peinture, sol, luminaire, dalle plafond), travaux électriques, mobilier (console de travail)), incluant la réalisation des contrôles qualité et technique réglementaires de radioprotection.
"Cet équipement correspondant aux besoins des utilisateurs était référencé au groupement RESAH. Il a été acquis en achat. Le renouvellement du scanner était prévu pour l'année 2021 mais stratégiquement, il était préférable d'avancer son remplacement." nous a précisé Estelle Legoeul, Ingénieur biomédical au CHU Sud Réunion.

Concernant le déroulé de cette opération, l'Ingénieur Biomédical poursuit : "l'accord de l'institution a été délivré mi-juillet 2020, pour le renouvellement du scanner (ancien équipement Général Electrique BRIGHT SPEED). La dépose du scanner GE, s'est faite mi-octobre et les travaux ce sont déroulés jusqu'à la mi-novembre. Le nouvel équipement a pu être installé et qualifié, pour que mi-novembre les formations des utilisateurs puissent débuter avec un ingénieur d'application SIEMENS, venu de métropole malgré les conditions sanitaires "restrictives".

L'autorisation ASN a été accordée le 02/12/20 ainsi le premier patient à pu être pris en charge dès le 03/12/2020." 

Ce projet s'inscrit dans un projet plus vaste, celui du remplacement des Dispositifs de Traitement de la radiothérapie (accélérateurs) dont les travaux débuteront dès janvier 2021 pour une mise en service du premier équipement prévue en mai 2021 et du second en janvier 2022 (début des travaux fin aout 2021). Le choix de poursuivre le partenariat avec VARIAN, conditionnait une compatibilité du scanner avec la solution VARIAN."

Lors d’un traitement par radiothérapie, il est en effet indispensable de pouvoir déterminer avec minutie les zones à traiter mais aussi les zones à protéger. Avec ce nouvel équipement, la qualité des images rendues permet un travail plus fin et plus efficace, et permettra à l’équipe médicale de déterminer avec une plus grande précision le traitement adéquat des patients. Ce scanner est doté d’un anneau plus grand. Cela permettra de prendre en charge tous les patients, et ce quelle que soit la position d’installation ou le morphotype du patient.

Dans le même temps, le service de radiothérapie s’est doté d’un logiciel d’Intelligence Artificielle. Il automatise la tâche de contourage des organes à risque durant la planification du traitement. Il permet de délimiter 80 structures différentes en 2 minutes. Cette tâche était auparavant très chronophage (environ 2-3h par patients), aujourd’hui automatisée et supervisée par le médecin qui reste seul juge de la qualité du contourage, cela permet de diminuer le temps entre le scanner et la mise en traitement, mais aussi d’augmenter les chances des patients qui peuvent être traités plus rapidement.

Le médecin pourra consacrer plus temps à la définition des zones malades en diminuant le temps des contourage des zones à protéger grâce à l’intelligence artificielle.

Le service de radiothérapie du site sud du CHU de la Réunion est le seul centre public de radiothérapie de l'Océan Indien. Dans le nord de l'ile, à la Clinique St Clotilde ( Groupe Clinifutur) est implanté un centre privé de radiothérapie.

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Pose de la première pierre de la future Maison des Parents sur le site Sud du CHU de la Réunion
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Crédit photo : CHU Sud Réunion

Ce 24 novembre 2020 a eu lieu la cérémonie officielle de lancement du chantier de construction d'une Maison d'Accueil Hospitalière porté par la Maison des Parents de l'Océan Indien.  

Le projet bénéficie du soutien du CHU de La Réunion par la mise à disposition du terrain, et du financement du projet grâce à de nombreux partenaires : la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, la fondation du Crédit Agricole Réunion- Mayotte, la Caisse de sécurité sociale de Mayotte, la SCPR, le Groupe CRC, le Rotary Club Saint-leu, les @ladies' circle 32...pour la construction et l'aménagement.

Cette structure de huit chambres permettra d'héberger jusqu'à 16 personnes avec un accès privilégié au CHU des patients hébergés pour leurs soins. Elle concourra à maintenir le lien familial, réduire la durée de séjour des patients en leur offrant un lieu de vie agréable, à faciliter la participation des parents dans les décisions médicales de leur enfant hospitalisé.

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Crédit photo : CHU Sud Réunion

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Entièrement dédiée à la cardiologie interventionnelle, une nouvelle Unité occupant un espace de 600 m2, a été livrée aux 4ème et 5ème étage de la nouvelle tour construite à l’aile ouest de la clinique Sainte-Clotilde, établissement du Groupe Clinifutur, installé dans la capitale réunionnaise.

La nouvelle Unité de Cardiologie Interventionnelle abrite outre les deux salles d’angiographies numérisées, équipées des toutes dernières technologies, toutes les salles annexes nécessaires au bon fonctionnement de cette unité et les appartements des médecins de garde accueillant les urgences cardiologiques 24h/24h et 7j/7.

Depuis 30 ans, plus de 60 000 examens ont été réalisés au service de cardiologie et actuellement plus de 3000 procédures de cardiologie interventionnelle sont réalisées annuellement par l’équipe des 6 cardiologues interventionnels de la Clinique Sainte-Clotilde, assistés de 7 infirmières et manipulatrices de radiologie, en présence d’un médecin anesthésiste et d’une infirmière spécialisée en anesthésie (IADE).

Le service de cardiologie de la clinique compte actuellement 34 lits dont 8 lits de soins intensifs cardiaques. Il est agréé pour la formation des internes de spécialité en cardiologie de l’Océan Indien.

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Le groupe Clinifutur comprend désormais l’Institut Robert Debré
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Crédit photo : © Groupe de Santé CLINIFUTUR

Le Groupe de Santé CLINIFUTUR a annoncé par un communiqué du 09 septembre dernier avoir entériné la reprise de l’exploitation de l’Institut Robert Debré et son intégration en son sein. La création de l’institut en 2004 est « l’initiative commune de M. Duquennoy et du Dr Deleflie, de ce fait, le Groupe de Santé CLINIFUTUR a toujours été un partenaire et un acteur historique » est-il précisé.

Implanté à Saint-Gilles-les-Hauts depuis 2004, l’Institut Robert Debré occupe un rôle majeur et de proximité dans l’offre de soins en addictologie sur la région, en particulier sur le territoire Ouest de l’Ile de La Réunion.

Spécialisé dans la prise en charge des personnes dépendantes à des substances psycho-actives (Alcool, Tabac, Médicaments, Drogues) et/ou à des comportements (Jeux d’argent, troubles alimentaires…), il offre un dispositif complet de prise en charge des addictions, allant du sevrage jusqu’à la rééducation spécialisée et à l’aide à la réinsertion.

L’établissement est certifié A par la Haute Autorité de Santé le 09 janvier 2019. Ses activités, de Médecine (20 lits) et de Soins de Suite et Réadaptation (40 lits), spécialisées dans la prise en charge des addictions, complètent dorénavant les offres de soins du Groupe de Santé CLINIFUTUR.

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Le robot Cyberknife®  - Crédit photo : Textefuermedizin

Par un communiqué de presse du 03 février, le groupe Clinifutur informe que le Centre de Radiothérapie de la Clinique Sainte-Clotilde, située dans la capitale va compléter son plateau technique en octobre 2020 avec l’installation d’un robot de radiochirurgie : le Cyberknife®. Il possédera ainsi l’équipement de machines de radiothérapie le plus complet de l’île de La Réunion.

Actuellement, le centre réalise près de 1 500 traitements de radiothérapie par an. Cet investissement vise à renforcer l’équipement de radiothérapie disponible au sein de la clinique et à poursuivre le développement des techniques de radiothérapie de haute précision déjà mises en place depuis plusieurs années dans le service.

Ce robot est actuellement le seul appareil de radiothérapie dédié à la stéréotaxie intra et extra-cérébrale. La stéréotaxie est une technique moderne de radiothérapie permettant de donner une forte dose de radiothérapie (la dose habituelle pour guérir le cancer est de 2 Gy par séance ; avec cette technique les doses sont augmentées jusqu’à 20 à 25 Gy par séance). Elle nécessite une très grande précision apportée par des examens comme le scanner et l’IRM utilisée lors de la préparation de la radiothérapie. La stéréotaxie, que permet le robot Cyberknife ®, apporte une précision « chirurgicale » d’où son nom de radiochirurgie, précision inférieure au millimètre. Ce robot peut être utilisé pour des traitements au niveau cérébral (intra-crânien) ou en dehors de l’encéphale au niveau du corps. Le Cyberknife® permet de traiter les cancers de petites et moyennes taille d’un grand nombre de cancers : tumeurs cérébrales, pulmonaires, rachis, moelle épinière, foie, pancréas, prostate… En apportant une forte dose de radiothérapie, l’avantage est de diminuer le nombre de séances. Il permet également, du fait de son extrême précision, de proposer une 2ème irradiation (réirradiation sur une zone déjà traitée par radiothérapie) permettant de contrôler une récidive cancéreuse. Sa précision mécanique, inférieure au millimètre, et son système d’imagerie innovant (le robot de radiothérapie est équipé d’un système de vérification par image radio et scanner) permettent de synchroniser, en temps réel, ces mouvements à ceux de la tumeur.

Le robot de radiothérapie est synchronisé avec les mouvements respiratoires du patient et permet de délivrer un traitement le plus optimal possible en épargnant au maximum les organes sains environnants et en ajustant le traitement au patient.

Cet investissement vise à positionner l’activité de radiothérapie de la Clinique Sainte-Clotilde comme l’un des services les plus performants de la zone Océan-Indien. Il est à noter que seuls 12 centres de métropole sont équipés de ce robot de radiothérapie. La Réunion sera donc le premier centre Ultra Marin de France et le premier centre de l’Océan Indien à être équipé de cette technologie.

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La Clinique Sainte-Clotilde - appartenant au Groupe Clinifutur- à la Réunion, a engagé d’importants travaux de reconstruction et d’agrandissement de son secteur opératoire,  qui devraient être terminés courant de l’année 2020. Cinq salles d'opération ont été livrées fin septembre dernier.

Les travaux ont pour but de créer une extension du bâtiment B, sur plusieurs niveaux, offrant ainsi la possibilité de transférer et/ou de réorganiser certaines activités existantes (soins intensifs de chirurgie, surveillance continue médicale, stérilisation...), dans de meilleures conditions à la fois pour les usagers et les utilisateurs.

La mise en service de nouvelles salles de bloc opératoire de haute technicité marque une étape primordiale de ce chantier, et représente un levier propice à l’innovation thérapeutique et à l’amélioration des pratiques professionnelles.

Le secteur opératoire de la Clinique Sainte-Clotilde compte dorénavant 5 nouvelles salles de dernière génération, modernes et spacieuses, et qui sont opérationnelles depuis le 18 Septembre.

Les nouvelles salles ont été pensées et étudiées afin de répondre aux besoins des utilisateurs, chirurgiens et personnels soignants, tout en respectant les recommandations sanitaires en vigueur.

Parmi les 5 nouvelles salles, la Clinique Sainte-Clotilde s’est équipée d’une salle hybride interventionnelle « Philips Azurion », la dernière génération de salle interventionnelle alliant ergonomie et intuitivité.

La solution Philips Azurion allie à la fois la performance et une meilleure prise en charge, grâce à :

  • des outils intégrés à l’architecture de la salle,
  • une connectivité absolue offrant une accessibilité à l’ensemble des informations,
  • des interfaces intuitives pour une meilleure interaction entre les équipes et des prises de décision éclairées et rapides, permettant de réduire les temps de procédures, d’optimiser les ressources et les moyens et de traiter davantage de patients tout en améliorant leur condition de prise en charge.

La salle hybride, qui associe la pratique médico-chirurgicale optimale à un système d’imagerie de pointe, offre les dernières technologies dans les domaines de la chirurgie vasculaire. Cet équipement de pointe, reconnu par des praticiens experts et dont les bénéfices cliniques sont reconnus, sera dorénavant utilisé par les chirurgiens de l’établissement, leur permettant ainsi de réaliser une panoplie complète de procédures.

Elle offre notamment un environnement de travail optimisé grâce à la technologie Flex Move qui facilite grandement les processus de travail, grâce à un système de rails fixés au plafond, qui permet à l’arceau d’être déplacé dans toute la salle et qui l’assure d’une flexibilité maximale lors des procédures. Ce système permet ainsi au praticien de réaliser un large éventail d'interventions endovasculaires, hybrides complexes et mini-invasives.

De plus, cette salle hybride  permet de réduire de 80%* la dose de rayons X nécessaire, grâce à sa solution ClarityIQ, qui relève le défi de réduire la dose de rayons X tout en conservant une qualité d’image équivalente grâce à des technologies exclusives. Un bénéfice significatif pour les patients comme pour les utilisateurs.

« Cette salle hybride a nécessité un investissement de près de 800 000€, explique M. Luc TRIBOULET, Directeur de la Clinique Sainte-Clotilde. Le projet a été mené en concertation avec les 4 chirurgiens vasculaires exerçant à la clinique afin de leur donner un maximum de confort opératoire, notamment par l’amélioration de la qualité de l’image lors de l’opération. »

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La clinique les Orchidées du Groupe Clinifutur, inaugure son service de chirurgie ambulatoire
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Crédit photo : Groupe Clinifutur

Le nouveau service de Chirurgie Ambulatoire de la Clinique Les Orchidées, appelé Cattleya, a été inauguré le samedi 7 Juin dernier, en présence de représentants  institutionnels.

Cette inauguration marque la fin de la 1ère phase du grand chantier visant à regrouper géographiquement les activités de la Clinique Jeanne d’Arc sur la Clinique Les Orchidées, à l’issue des travaux d’ici à 2021.

hall accueil 2

 

 

Le service Cattleya est ouvert depuis le 2 janvier 2019 avec une capacité d’accueil de 40 places, au lieu de 24 précédemment et dispose de :

  • de 26 box individuels plus spacieux dont 4 communicants pour l’accueil de fratries, de 6 chambres individuelles équipées de salle de bains, dont 3 équipées avec des lits bariatriques.
  • d’une salle de 8 places pour les patients pouvant se rendre en toute autonomie au bloc opératoire,
  • d’un vaste hall d’accueil, moderne et contemporain,
  • d’une salle de repos avant la sortie,
  • de placards et de vestiaires sécurisés pour les affaires personnelles des patients,
  • d’une salle de consultation médicale permettant au chirurgien de s’entretenir avec le patient en garantissant la confidentialité.

chambre

fast track

poste de soins

Depuis janvier 2019, l’activité de chirurgie ambulatoire a progressé de près de 13% comparée à celle de l’année 2018. Son taux global est de 69,3% au 31 mars 2019. À terme, l’ambition est de porter ce chiffre à 80%, conformément à la stratégie nationale de santé et à la loi de modernisation de notre système de santé.

Les interventions les plus réalisées en ambulatoire concernent les affections ORL, de stomatologie, du tube digestif, orthopédiques, ophtalmologiques, rénales, gynécologiques, esthétiques…

Crédits photos : groupe Clinifutur

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Le site Félix Guyon du CHU de la Réunion a ouvert les portes du Bâtiment de Soins Critiques
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Crédit photo : CHU de la Réunion

Construction d’un bâtiment des soins critiques, réaménagement des blocs opératoires et d’une plateforme commune d’appels 15/18 : tel était le projet annoncé pour le site Félix Guyon, du CHU de la Réunion.

Ledit Bâtiment des Soins Critiques (BSC) Félix Guyon, dont la construction a commencé en décembre 2014, a ouvert ses portes le lundi 18 juin, en accueillant 25 lits du service de Réanimation Polyvalente.

Il s’agit du premier des services à rejoindre ce tout nouveau bâtiment. Cette ouverture marque le point de départ de la seconde phase de travaux qui consistera en la restructuration des blocs opératoires pour une durée prévisionnelle de 9 mois.

Dans le courant des mois à venir le BSC permettra le regroupement dans un même bâtiment :

  • de la plateforme commune pompiers / SAMU (dite 15/18),
  • des 12 lits de surveillance continue polyvalente, dont la surveillance post opératoire,
  • de 10 lits de soins critiques pédiatriques et 12 lits de soins critiques cardiaques,
  • des laboratoires
  • du service de 10 lits de grands brulés de l’Océan indien
  • ainsi que la livraison de nouveaux blocs opératoires (chirurgie générale, cardiaque, vasculaire et thoracique, grands brulés).

 

Un besoin constaté lors de la crise du Chikungunya 

Le Bâtiment des Soins Critiques (BSC) répond à un besoin émergent dès la crise du Chikungunya de 2006, réaffirmé lors des pics épidémiologiques constatés en 2010 (grippe H1N1 et déficience respiratoire lourde) et priorisé dans le Schéma Régional de l’Organisation Sanitaire IV de La Réunion devant le constat d’une insuffisance de lits de réanimation à La Réunion et l’émiettement de leur répartition sur le territoire.

Ce Bâtiment permet à la fois de :

– Regrouper en un seul et même lieu les soins critiques du site Nord en complémentarité avec ceux du site Sud du CHU garantissant l’autonomie de l’île dans cette filière médicale, afin d’optimiser la prise en charge des patients et l’organisation médicale et soignante, compétences devenues rares dans ce champs d’activité, à proximité des urgences et du plateau d’imagerie médicale pour gagner en efficience et en sécurité ;

– Restructurer le bloc opératoire pour réorganiser les activités, optimiser les temps opératoires et mettre en adéquation les capacités d’hospitalisation conventionnelle, ambulatoire et endoscopique ;

  •  Regrouper et restructurer l’ensemble des laboratoires hospitalier du site, en cohérence avec le médical et la création d’un pôle biologie unique du CHU, et en améliorant les flux.
  •  Disposer d’un outil technique adapté à la gestion et à la coordination des alertes propres au Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) et au Service d’Aide Médicale Urgente (SAMU) mais également aux crises majeures nécessitant la collaboration de ces deux services experts pour l’ensemble du département de La Réunion.

Les missions de recours et d’excellence du CHU pour les Réunionnais et la Zone océan Indien renforcées

D’un coût total de 74.2 M€ (après la phase 2 de rénovation des blocs opératoires), cette opération répond aussi aux demandes de mises en conformité formulées par l’Agence Régionale de Santé qui sous-tendent les autorisations d’activité délivrées et les reconnaissances tarifaires. Elle contribue ainsi fortement au retour à l’équilibre financier du CHU qui porte ainsi pleinement sa mission de recours et d’excellence auprès des Réunionnais et des populations de la zone océan Indien.

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Délais et budgets respectés pour le chantier du Nouvel hôpital de l'Ouest
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Crédit photo : service Communication du CHGM

Ce vendredi 3 novembre la presse réunionnaise était conviée par la direction du Centre Hospitalier Gabriel Martin de Saint-Paul à venir constater l’avancement du chantier du Nouvel Hôpital de l’ouest (cf aussi notre publication de juin 2017) en construction sur le site du Grand Pourpier. A l’occasion de cette visite guidée, Laurent Bien (Directeur Général), Rachid Dekkak (Président de la CME) ont réaffirmé que les délais et les budgets étaient jusque-là parfaitement maîtrisés. Ils ont également présenté les contours de la nouvelle offre de soins.


Pour rappel, l’entreprise Demathieu Bard, en charge du chantier, doit livrer, comme convenu, l’établissement en septembre 2018. Suivra une période de 4 à 6 mois de réception, de préparation, d’armement et de déménagement pour accueillir les premiers patients dans le courant du premier trimestre 2019. Du point de vue financier, l’enveloppe initialement allouée à la construction (127 millions d’euros TDC), est à ce jour également respectée.


A l’occasion de cette conférence de presse, la direction du CHGM a aussi présenté les principales évolutions de sa future offre de soins. Le Nouvel Hôpital va ainsi accroître sa capacité d’hospitalisation complète (275 lits) essentiellement dans les disciplines médicales. Un nouveau service dit «Post Urgences 72h» sera créée pour fluidifier les hospitalisations issues des urgences (15 lits), un service à orientation neurologie devrait également être ouvert (15 lits) ainsi qu’un service d’hospitalisation polyvalent
de semaine (15 lits) afin de diversifier les modes de prise en charge. Par ailleurs, l’extension du service de soins critiques avec une demande de reconnaissance d’activité de réanimation est en cours de discussions dans le cadre du Plan Régional de Santé. A noter que le Nouvel Hôpital amplifie également le « virage ambulatoire » initié par l’établissement puisque que le nombre de places dédié aux activités ambulatoires ( hôpital de jour et chirurgie) va s’accroître significativement pour atteindre les 26 lits et places.


Cette nouvelle offre de soins sera complétée par l’implantation à proximité immédiate d’autres opérateurs de santé privés ou publics. La direction du CHGM et son équipe médicale appuient en effet l’installation d’un centre de dialyse, d’un pôle de cancérologie et d’une structure dédiée aux soins de suite et de rééducation. A cette complémentarité s’ajoute une forte dynamique de coopération voulue par l’établissement sur d’autres thématiques avec ses partenaires privés et publics dans le cadre du GHT . En témoignent la collaboration de tous les cabinets libéraux de radiologie du territoire de l’ouest de l’île dans le GIE imagerie et l’ouverture de vacations opératoires pour des disciplines chirurgicales dont l’établissement ne dispose pas à ce jour. Enfin, la localisation du Nouvel Hôpital à proximité de l’Etablissements Public de Santé Mentale de la Réunion (EPSMR) se matérialisera par des coopérations accrues entre les deux établissement sur les fonctions administratives, techniques et logistiques initiées par la convention de direction commune d’octobre 2015.


Le transfert de la PUI de l’EPSMR dans les locaux du Nouvel Hôpital en est une illustration.

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50 millions d'euros pour accompagner l'adolescent CHU de la Réunion
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Crédit : CHU Réunion

Arrivée ce dimanche matin à la Réunion, Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé, poursuit sa visite. Sa deuxième étape de la journée  a eu lieu au CHU qui accuse un déficit de plus de 35 millions d’euros.

Le CHU de la Réunion accusait un déficit de 35 millions en 2016. "Je veux tout d’abord rappeler que le CHU de la Réunion, comme tous les autres CHU,  n’a théoriquement pas droit à des financements spécifiques et doit assumer financièrement la politique médico-sociale qu’il décide de conduire", a souligne la ministre des Solidarités et de la Santé.

Agnès Buzyn a malgré tout décidé d’accorder exceptionnellement au CHU de la Réunion une aide transitoire de 50 millions d’euros* sur quatre ans, dont 14 millions dès 2017. "Cette mesure traduit la volonté de l’Etat d’accompagner le CHU dans son redressement et la conscience qui est la nôtre de son importance dans l’offre de soins proposée aux Réunionnais. Je souhaite par ce soutien que le CHU franchisse rapidement le cap difficile auquel sa situation financière le confronte aujourd’hui, et qu’il retrouve à court terme un rythme d’activité soutenable".

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*Lors de la séquence au CHU concernant les 50 millions d’euros accordés au CHU de la Réunion, la ministre a consenti à dire aux journalistes présents sur place : "Je ne doute pas que le CHU saura faire face à cette crise d’adolescence, comme l’ont appelée à juste titre les syndicats. La crise d’adolescence arrive au bout de quelques années, au moment où il faut trouver sa place dans une offre de soins diverse, avec une anticipation nécessaire des besoins qui n’ont pas forcément été bien orientés. Je pense que l’accompagnement de l’état permettra de faire face à ces difficultés. C’est le recadrage dont ont besoin les adolescents, parfois, dans leur parcours de vie".

 

Le programme d'Agnès Buzyn comporte les étapes suivantes :

- Le dimanche :  visite de l'EHPAD de la Croix rouge à Saint-Denis, avec rencontre des résidents, des familles et des personnels. Déjeûner avec les professionnels de santé Groupement de coopération Santé "La Ruche" avant de se rendre à la Clinique des Flamboyants, au Port.

-  le CHU de Saint-Denis pour des présentations, une visite du service oncopédiatrie, et des urgences, ainsi que l'inauguration du bâtiment soins critiques. 

- Le lundi, Agnès Buzyn visitera les locaux de Maison Relais de l’Association Aide Protection Enfance (AAPEJ), où elle rencontrera les résidents, avant de partir pour Mayotte.

La ministre sera de retour à La Réunion le mardi pour une conférence l'après-midi sur la prévention et la prise en charge du diabète, et terminera sa visite par une structure d’accueil d’urgence temporaire pour des échanges avec des femmes victimes de violences conjugales.

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