Le Ségur de la santé accorde 71 millions d'euros à l'hôpital Nord Franche-Comté

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Le Ségur de la santé accorde 71 millions d'euros à l'hôpital Nord Franche-Comté
France
Crédit photo : Brunet Saunier architecture

Mardi 19 octobre par le Premier ministre Jean Castex, a annoncé la dotation de 830 millions d’euros  en Bourgogne Franche-Comté dans le cadre du Ségur de la santé. L’hôpital Nord Franche-Comté en recevra 71 millions d’euros. Une majeure partie sera utilisée pour éponger la dette. Le reste servira à différents projets de rénovation et de restructuration de l’hôpital. Premier chantier : l’agrandissement des urgences.

L’hôpital Nord Franche-Comté va agrandir le service des urgences, à Trévenans. C’est un projet bien engagé, puisque l'architecte sera choisi au mois de décembre. Les travaux devraient débuter en 2022. Une extension de 500 m2 est envisagée, pour une enveloppe totale qui devrait avoisiner les 6 millions d’euros TTC informe la direction de l’établissement. Les travaux seront menés avec maintien de l'activité. Les nouvelles urgences devraient être opérationnelles début 2024.

Il a été rappelé que les urgences de l’hôpital Nord Franche-Comté accueillent en moyenne 250 adultes par jour : ce qui est supérieur à l'accueil des centres hospitaliers universitaires (CHU) de Besançon et Dijon et en fait le Service d'urgences le plus important de la région Bourgogne-Franche-Comté. 

 « Parmi ses 19 milliards d’euros, 9 milliards sont des investissements, 6,5 milliards du  désendettement de quelque 1 300 hôpitaux, 1,5 milliard iront aux Ehpad et 2 milliards à la transition numérique », a détaillé le Premier ministre.

Les fonds soutiennent les hôpitaux anciens, mais aussi neufs, comme celui de Trévenans. Si la crise sanitaire arrive comme un révélateur, les problèmes étaient déjà présents avant, a insisté Jean-Baptiste Andreoletti -président de la commission médicale d’établissement (CME) - qui rappelle le « sous-dimensionnement » du nouvel hôpital par rapport au bassin de vie de 350 000 habitants sur lequel il rayonne. À cela s’ajoute une désertification de la médecine de ville et une population qui vieillit. Les besoins sont criants.

À l’hôpital nord Franche-Comté, 65,974 millions d’euros sont dirigés vers l’hôpital et 4,244 millions d’euros vers le centre hospitalier de soins de longue durée (CHSLD) Le Chênois à Bavilliers, également de son ressort. Sur la première enveloppe, 54 millions d’euros, répartis sur 10 ans, sont destinés à soutenir le remboursement de la dette. Aujourd’hui, son solde s’établit à 260 millions d’euros ; les annuités s’élèvent à 16 millions d’euros confirme le directeur. Ce sont près de 5 millions d’euros d’annuité qui seront pris en charge par cette enveloppe de l’État.

Autre projet d’envergure, le regroupement de la filière de cancérologie sur le site de Trévenans ; un bâtiment spécialement dédié devrait sortir de terre. Il aura une identité propre, à l’image de l’institut régional fédératif du cancer (IRFC), à Besançon. « L’objectif en cancérologie, c’est la réactivité », insiste Pascal Mathis. Que favorise le regroupement et l’approche pluridisciplinaire. Cela doit donner « une nouvelle dynamique car il y aura une unité de lieux qui va faciliter le travail et la prise en charge des patients », estime pour sa part le président de la CME. Aujourd’hui, une partie est à Trévenans, l’autre au Mittan, à Montbéliard, dont la radiothérapie. Ce projet de regroupement de la cancérologie devrait coûter entre 15 et 20 millions d’euros.